Taxis : Les bonnes pratiques

Taxi

Tarifs et choix du taxi

Au Luxembourg, les tarifs de taxi ne sont pas fixés au niveau national ou communal. Chaque exploitant détermine librement sa propre grille tarifaire. Le client conserve toutefois la possibilité de choisir son taxi en toute transparence.

À cet effet, chaque taxi doit afficher clairement la grille tarifaire standardisée sur la vitre arrière droite du véhicule. Le conducteur ne peut en aucun cas gêner le client dans la consultation des tarifs.

Il découle de cette liberté tarifaire que le client n’est pas tenu de prendre le premier taxi de la file. Il peut choisir le véhicule qui lui convient en fonction du prix, du type de véhicule, du nombre de personnes ou de bagages à transporter, ou de toute combinaison de ces critères.

Certains conducteurs refusent toutefois la prise en charge lorsqu’ils ne sont pas en tête de file. Une telle pratique est contraire à la législation en vigueur. Le client est en droit de rappeler au conducteur qu’il est tenu de l’accepter. En cas de refus persistant, le client peut signaler les faits à la Police grand-ducale ou à l’Administration des douanes et accises, qui sont compétentes pour constater l’infraction.

Voyager avec des enfants

Le Code de la route luxembourgeois impose le port de la ceinture de sécurité et l’utilisation d’un dispositif de retenue adapté à l’âge et à la taille de l’enfant . Dans les taxis cependant, le conducteur n’est pas tenu de mettre à disposition un dispositif de retenue spécial.

Il est donc recommandé de réserver la course à l’avance et de vérifier auprès du prestataire s’il peut fournir un siège adapté.

À défaut de dispositif de retenue spécial à bord, le Code de la route admet, dans les taxis, le transport d’enfants âgés de 3 à 17 ans dont la taille n’atteint pas 150 cm sur une place arrière, à condition qu’ils portent au moins la ceinture sous-abdominale. Le conducteur est en droit de refuser la course si aucun dispositif conforme n’est disponible et que les conditions de transport ne peuvent être réunies.

Voyager avec des animaux

Le conducteur de taxi peut refuser le transport d’un animal s’il estime que celui-ci pourrait dégrader le véhicule ou représenter un danger. Seuls les chiens d’assistance accompagnant une personne handicapée, son éducateur ou sa famille d’accueil ne peuvent être refusés.

Il est dès lors recommandé de contacter la société de taxis avant la course afin de connaître les conditions d’acceptation de l’animal.

Lorsque le conducteur accepte la course, l’animal doit voyager dans des conditions de sécurité conformes aux prescriptions du Code de la route, c’est-à-dire maintenu de manière adéquate (harnais, caisse de transport ou tout autre dispositif approprié) afin de ne pas constituer un danger pour les occupants du véhicule. Le non-respect de cette obligation est susceptible d’entraîner un avertissement taxé en cas de contrôle.

Le conducteur n’est pas tenu de fournir le dispositif de retenue de l’animal. Il appartient au client de s’en munir ou de s’assurer, lors de la réservation, qu’un dispositif adapté sera disponible.

Tarification au kilomètre ou tarif forfaitaire

La loi modifiée du 5 juillet 2016 portant organisation des services de taxis prévoit deux modes de tarification distincts.

Le tarif au kilomètre s’applique lorsque le client prend un taxi à une station ou en cours de route, sur simple geste de la main. Le calcul est effectué automatiquement par le taximètre, selon la grille tarifaire affichée à l’arrière du véhicule.

Le tarif forfaitaire est généralement proposé par les sociétés de taxis sur réservation préalable. Il est recommandé de vérifier, au moment de la réservation, que le prix annoncé est bien forfaitaire et non simplement indicatif, afin d’éviter toute contestation au terme de la course.

À titre indicatif, les courses sur réservation préalable au tarif forfaitaire sont, en règle générale, plus avantageuses que les courses équivalentes facturées au kilomètre.

Trajet emprunté

Le conducteur de taxi est tenu d’emprunter l’itinéraire le plus court entre le point de prise en charge et le lieu de destination. Cette obligation revêt une importance particulière lorsque la course est facturée au tarif kilométrique.

Les écarts d’itinéraire peuvent être significatifs. À titre d’exemple, le trajet entre l’aéroport et la Cloche d’Or ou le centre-ville peut varier sensiblement selon la route empruntée, l’itinéraire le plus rapide étant souvent aussi le plus coûteux en raison d’une distance accrue.

Si le client souhaite imposer au conducteur un itinéraire autre que le plus court, ce dernier peut lui faire signer une fiche de dérogation au respect du trajet le plus court. Le surcoût qui en résulte est alors à la charge exclusive du client, qui ne pourra ultérieurement se prévaloir d’une réclamation pour non-respect de cette obligation.

 

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